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Un petit tour sur L'Equateur

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L'Equateur  -  Un petit tour sur L'Equateur.

 
 

 

Un petit tour sur L'Equateur 

 

 

 

L’Équateur ? La ligne qui partage la Terre en deux ? Oui, mais aussi un pays. Ah bon, c’est un pays aussi ? Voilà ce qu’on entend parfois quand on parle de l’Équateur avec certains français, une ignorance totale d’un pays et de ses habitants… quel dommage !

Heureusement, tous les français ne sont pas ainsi et certains (dont votre cher serviteur) ont eu le plaisir de connaître et d’apprécier un pays riche en culture et en nature.

Aujourd’hui, je vais plus particulièrement vous parler de Quito, sa capitale. L’une des villes les plus importantes de l’empire espagnol, « fondée » - entre guillemets, car déjà existante – par le conquistador Sebastián de Belalcázar en 1534, et qui a gardé une richesse coloniale indéniable avec un centre historique magnifique.

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Avant de parler en détail de ce que l’on peut visiter à Quito. Il convient de dire que la capitale équatorienne n’est pas une ville de plaine mais bien une agglomération de la Cordillère des Andes, juchée à plus de 2.800 mètres.

Donc, si vous visitez Quito, prenez garde au mal des montagnes, plus connu sous le nom de « sorroche » en espagnol, qui peut vous poser quelques problèmes les premiers jours suivant votre arrivée.

De par son altitude, Quito n’est pas la ville que certains pourraient imaginer. Les journées sont tempérées et les nuits froides.

Certains disent qu’à Quito toutes les saisons sont réunies dans la même journée. Grand soleil le matin – sur l’Équateur ça ne plaisante pas -, l’après-midi temps nuageux, pluie en fin de journée et froid la nuit. Voilà ce qu’est en général le climat à Quito une grande partie de l’année.

Alors maintenant, que peut-on visiter concrètement à Quito ?

Eh bien, beaucoup de choses. Le centre historique avec la basilique du Voto Nacional, la Ronda, une rue touristique pleine de restaurants et d’artisanat, etc., le Panecillo, le téléphérique, la Mitad del Mundo, entre autres lieux.

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Le centre historique est un ensemble de maisons et bâtiments coloniaux aux couleurs vives et chatoyantes. De nombreuses églises s’y trouvent comme l’église de la Compañía ou la plus imposante, la basilique du Voto Nacional, véritable joyau d’architecture.

Visiter la basilique est possible pour une très modique somme avec même la présence d’un guide, sans coût supplémentaire.Vous pouvez cependant lui donner un pourboire à la fin de la visite si vous êtes satisfait.

La Ronda est une rue incontournable de la vie nocturne à Quito, comme d’ailleurs le quartier de La Mariscal, haut lieu des discothèques et autres bars à Quito.

Dans un cadre cependant plus authentique, vous pourrez savourer une très bonne nourriture ou écouter de la bonne musique. Le Panecillo est une colline qui surplombe Quito à plus de 3.000 mètres.

Elle offre une vue magnifique de la ville ainsi qu’une statue de la vierge de Quito, protectrice de la ville. Un petit conseil que je peux vous donner est de vous y rendre en groupe, en bus touristique ou en voiture. S’y rendre tout seul pourrait être dangereux pour vous tant l’endroit est isolé.

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Pour finir, la Mitad del Mundo est un parc au nord de la ville qui symbolise le passage de l’Équateur à travers le pays, découvert par une mission géodésique franco-espagnole.

Le passage de l’Équateur est représenté par un monument ainsi que par une ligne  matérialisant l’Équateur.

On y trouve également de nombreux musées ainsi que des restaurants et cafés, où j’ai pu déguster l’une des spécialités équatoriennes, les Llapingachos, des galettes de pommes de terre avec du fromage fondu, accompagnées de chorizo et d’un œuf au plat. Délicieux !

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Le « cuy asado », qui n’est d’autre qu’un hamster en version grand format, constitue l’une des grandes spécialités gastronomiques du pays, que l’on peut également déguster dans de nombreux restaurants du site.

Personnellement, je n’ai pas eu envie de manger l’un des animaux de compagnie de mon enfance, malgré son goût de poulet que certains soulignent. Je me suis donc abstenu et j’ai continué mon voyage à travers l’Équateur…  

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Après Quito et son magnifique centre colonial, j’avais envie de sortir de la ville, de sa pollution et autres désagréments que l’on peut y rencontrer, afin de me rapprocher de la nature et de ce majestueux océan Pacifique, qui attire de nombreux voyageurs en quête d’immensité et d’authenticité.

Plusieurs choix s’offraient à moi, soit m’orienter vers Puerto Salinas ou Bahía de Caráquez , stations balnéaires huppées de la côte équatorienne, repères des bonnes sociétés « quiteñas » et « guayaquilense », soit de me diriger vers l’endroit le plus « cool » et festif de l’Équateur, Montañita, un repère de surfeurs et d’hippies argentins, à la réputation sulfureuse et souvent dans ces cas-là, attirante.

Pour se rendre à Montañita à partir de Quito, il convient de se rendre au terminal de bus de Quitumbe, et de prendre premièrement un bus pour Guayaquil. N’étant pas la capital,  Guayaquil  est la deuxième ville d’Équateur, c’est cependant la première en termes de population et très certainement la première d’un point de vue économique.Une fois au terminal de bus de Guayaquil, vous devez prendre un bus direction La Libertad.

Montañita se trouve sur le trajet, environ deux heures après votre départ de Guayaquil.

Si vous arrivez à Montañita le matin, vous aurez l’impression d’arriver dans un petit village de pêcheurs tranquille et quelque peu abandonné. Ne vous y méprenez pas les fêtards et autres habitants du village sont juste en train de se reposer de la nuit de fête précédente.

Passée cette impression un peu décevante, eh oui c’est cela quand on s’attend à voir une nuée de personnes même à 9 heures du matin faisant la fête, criant, s’amusant, etc. Mes amis et moi décidons de remplir la première mission de tout bon voyageur quand il arrive quelque part : trouver un hébergement. Après quelques hésitations, nous finissons par trouver une chambre avec trois lits pour la somme de 10 dollars chacun. Le confort est sommaire mais cela sera suffisant pour la première nuit.

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Deuxième étape : le petit-déjeuner.

On a faim et nos estomacs nous le font sentir. Après une centaine de mètres à déambuler dans les rues en terre du village, nous trouvons un hôtel-restaurant à la devanture assez sympathique. Prix du petit-déjeuner : 5 dollars, ce n’est pas très bon marché pour le pays mais cela fera l’affaire, on a faim et on n’a pas envie de continuer à chercher plus longtemps.

Après un petit-déjeuner copieux (œufs, tartines, café, etc.), on retourne à l’hôtel pour prendre nos affaires de plage. Il est temps de profiter de l’océan et de ses vagues.Après un petit détour par les boutiques pour acheter quelques souvenirs, nous arrivons sur la plage, il n’y a pas grand monde.Quelques vendeurs ambulants et des loueurs de jet-ski s’y trouvent.

Petit à petit, plus nous nous rapprochons de l’heure du déjeuner, des touristes débarquent pour profiter à leur tour des joies de la plage. Equatoriens, Chiliens ou Argentins forment la majorité des touristes.

Une hippie argentine essaye de nous vendre des « empanadas »pas vraiment appétissantes.  L’appétit nous vient cependant et on décide de se délecter d’un « ceviche », grande spécialité équatorienne, avec des crevettes, du poisson cru, des fruits de mer et toute une préparation à base d’oignons, etc. L’après-midi se passe comme le matin. Sieste et baignade à la plage. Le soir, Montañita se transforme. Les rues commencent à s’animer et se remplissent d’une foule bigarrée et enjouée par l’alcool et autres produits stupéfiants.

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Les hippies commencent leurs numéros de jonglage et de musique, souvent soutenus tant  bien que mal par de vieux équatoriens alcoolisés qui se trémoussent au son des tam-tams.

Les touristes aux terrasses des restaurants les regardent, mi-amusés, mi-étonnés. La nuit, la fête bat son plein sur la plage et les différents bars sont pleins à craquer.

On entend parfois de ci de là des touristes français. Cela surprend dans ce petit coin perdu d’Équateur qui ressemble toutefois à une petite Tour de Babel tant les personnes qu’on y croise peuvent être variées. C’est l’heure des rencontres amoureuses et des amitiés naissantes.

A Montañita, tout est possible… sous le regard de la police toujours présente mais bien plus clémente qu’à Quito par exemple. La fête dure jusqu’au petit matin pour les plus endurcis. Le deuxième jour, nous avons changé d’hôtel sur les conseils de touristes rencontrés la veille. Le prix est le même pour un cadre bien plus agréable. Nous avons une magnifique vue sur un patio intérieur et les touristes étrangers sont plus présents dans cet hôtel.

La deuxième journée s’écoule comme la première… soleil, farniente et balades dans les rues. Il est temps de retourner vers Quito et la réalité d’une métropole de plus de deux millions d’habitants. Montañita est une parenthèse de fête et de vie douce… tant que le budget le permetteou que l’envie d’y rester soit la plus forte. Clin d’œil amical à tous les étrangers qui ont décidé de continuer de rêver et d’y ouvrir commerces et restaurants.      

© Article rédigé par le blogueur de voyage Sébastien Geoffroy.